Séminaire en anglais avec traduction française simultanée
avec Dr Howard C. Tenenbaum, DDS, Dip. Perio., PhD, FRCD(C)
OBJECTIFS
• Informer les participants sur les problèmes rencontrés aujourd’hui en lien avec l’inflammation des muqueuses péri-implantaires (IMPI)
• Mettre en évidence l’éventualité que les IMPI puissent avoir un impact sur l’état général de santé similaire à celui de la maladie parodontale
• Discuter des modalités de traitements potentiellement nouveaux concernant la gestion et/ou la prévention des IMPI
• Instruire les participants sur les caractéristiques cliniques de la parodontite réfractaire
• Décrire les indicateurs biologiques propres aux patients souffrant de parodontite réfractaire
• Informer les participants des nouvelles approches de gestion de la parodontite réfractaire.
CONTENU
Cette présentation touchera plusieurs domaines en lien avec un problème émergent concernant les maladies inflammatoires dans les cas d’implants dentaires endo-osseux. On croyait, traditionnellement, que les implants étaient imperméables aux maladies causées par le biofilm, mais on trouve de plus en plus de signes nous indiquant le contraire. Nous remarquons une augmentation du nombre d’implants cernés par des tissus muqueux enflammés. Bien que toutes ces situations ne mènent pas à une perte de l’implant (ou la « péri-implantite »), il est probable que, dans tous les cas de péri-implantite et d’échec de l’implant, une inflammation des muqueuses a prédisposé ou, à tout le moins, contribué à cette situation. Ces sujets seront abordés ainsi que les nouvelles méthodes envisagées pour mesurer l’inflammation des muqueuses péri-implantaires (IMPI), incluant également un nouveau système de classification de cet état de santé. Le développement de méthodes de mesures fiables est d’une extrême importance pour le progrès de traitements et de pistes de prévention fiables et rationnels des IMPI. Les diverses méthodes de traitements vont de l’utilisation du débridement et d’agents antimicrobiens administrés localement à l’utilisation possible de biophosphonates distribués localement pour régénérer l’os.
Un autre point qui sera discuté concerne la parodontite réfractaire. Bien que cette condition ne représente qu’un petit pourcentage des patients souffrant de parodontite, des efforts et des coûts considérables sont consacrés à sa gestion. De tels patients ont souvent une excellente hygiène buccale, mais continuent toujours de subir une perte d’attache en plus de démontrer d’autres signes de non-réponse liés aux maladies inflammatoires. Les traitements conventionnels, y compris la chirurgie parodontale, sont souvent inadéquats dans le traitement de la parodontite réfractaire. Ils sont couteux, douloureux et amènent beaucoup de frustration, du fait que les patients continuent à perdre leurs os et leurs dents. Cette partie du programme se concentrera sur les facteurs biologiques différenciant cette population de patients de ceux souffrant de formes de parodontite plus faciles à traiter comme la parodontite chronique. De nouvelles informations reliées à la thérapie par modulation de la réponse de l’hôte, qui pourraient s’avérer utiles dans la gestion des patients souffrant de parodontite réfractaire, seront présentées. Elles incluent l’utilisation de doxycycline à dose sub-antimicrobienne (e.g. Periostat®) seule ou en combinaison avec le flurbiprofène et même de basses doses d’A.S.A. Il sera démontré que ces approches reliées à la thérapie par modulation de la réponse de l’hôte permettent d’arrêter la perte de l’os (ce qu’on croyait impossible) et peut-être même d’engendrer un gain d’attache clinique.
De plus, des preuves préliminaires seront présentées démontrant une réduction des indicateurs évoquant des risques de maladie cardiovasculaire chez les patients traités par la modulation de l’hôte.
À QUI S'ADRESSE CE COURS ?
Ce séminaire est offert à toute l’équipe dentaire.